Aikido traditionnel Alain Peyrache.

L'aïkido traditionnel

L'enseignement traditionnel est basé sur la transmission d'un savoir de maitres à élèves. Pour choisir son professeur le pratiquant doit connaitre sa place dans cette pyramide.
La position en début de cours et fin de cours sur le tatamis en découle directement.

Ci-dessous le schéma fig1 donne cette filiation pour Alain Peyrache.

Le site consacré à Alain Peyrache

vous donne des informations sur l'aïkido traditionnel
C'est ici »»»

Le site aïkido38.com,

site du dojo de Grenoble, où J. Bazin publie souvent des articles inédits de son professeur Alain Peyrache. C'est ici »»»

Qui fait quoi ? Quelques repères...

Une évidence :

Sous le terme "aïkido" on trouve tout et son contraire.

Le schéma (fig 1) explique pourquoi.
Si certains assument ce qu'ils sont, tous n'ont pas ce courage. En savoir plus »

La figure ci-jointe montre l’évolution de notre discipline, l’Aïkido, selon deux «courants» bien distincts et fondamentalement opposés.


Fig 1

Ce n'est pas une volonté de faire autre chose... C'est le résultat de 2 fonctionnements diamétralement opposés.

Un paysan sait qu'on ne fait pas pousser les mêmes choses à l'équateur et au pôle nord...

Pourtant et étrangement un pratiquant d'aïkido ne sait pas que 2 fonctionnements différents donnent 2 visions de l'aïkido différentes. Mieux : il n'y pense jamais.

Ce que la tradition orientale qui connait cela depuis 5000 ans illustre par ce propos:

"Si une anguille se complait dans la boue.... un humain n'y trouvera que des rhumatismes"

2 fonctionnements aux finalités différentes...

Un fonctionnement sportif classique fédération /ligues/ départements etc.
comme le foot volonté de normaliser, tous identiques... dans la même fédération.
La seule possibilité pour une administration centrale de gérer tout le monde.. Une obligation: pour que ce sport existe afin de pouvoir comparer les performance.
Savoir qui est le meilleur dans un cadre très précis et figé sans évolution. L'objectif est clairement de savoir qui est le meilleur dans ce cadre normalisé Un petit coté goulag du bon vieux temps du stalinisme...
Présenter comme démocratique (résultat d'élection) bien sur: Toutes les têtes des fédérations sportives sont les mêmes depuis 1/2 siècle. Les postes changent lors des scandales "les chaises musicales" mais c'est tout...
Tous ceux qui ne partagent pas cette vision doivent disparaitre...
Ce qui explique 1/2 siècle de guerre entre aïkidokas... et ce n'est pas fini...
Logique dans un mode compétitif mondialisé sinon comment comparer les performances et savoir qui est champion, le seul le vria l'unique, le meilleur...
Comment le pauvre type qui pratique peut il savoir s'il progresse? vas t-il passer de 150 à 120 ème départemental, mondial, intergalactique...
et un fonctionnement traditionnel de transmission: maitres/élèves
comme dans tous les domaines artistiques: musique peinture, cuisine etc. l'opposé de la norme Paul Bocuse n'a pas l'ambition qu'on le confonde avec Mac Donald... La réputation du maitre fait qu'il est recherché.
qui est le meilleur n'a aucune importance "la qualité de se mesure pas" on apprécie la cuisine de Paul Bocuse ou pas.. Cette musique ou pas Car l'objectif est la perfection dans la discipline pas de savoir qui est le meilleur sportif de l'année. Sous le même terme "aïkido"on a donc 2 choses complètement différentes...
Ce qui ne pose aucun problème habituellement dans nos démocraties ou la liberté d'association est un droit fondamental...
Alors pourquoi le monde sportif veut-il imposer son fonctionnement comme seul et unique alors qu'il est exactement l'inverse de ce que souhaitait le fondateur de l'aïkido pour son art.
Alors que le la vision traditionnelle n'a rien à faire d'une vision sportive déviante qui dénature son art sachant que chacun a ses limites et que l'on atteindra jamais la perfection...
On peut pratiquer l'aïkido 1 jour, 1 mois, 1 an, 20 ans ou toute une vie ce n'est simplement pas le même aïkido.
Morihei Ueshiba fondateur de l'aïkido
S'il fallait éliminer tous ceux qui n'ont rien compris à l'aïkido il faudrait éliminer en premier tous les débutants...
Ce qui serait stupide.
Cette évidence n'est pas celle du monde sportif.
On ne parlera pas des "paumés opportunistes"
Internet offre une tribune à ces gens, pour une fois qu'ils ont un auditoire... ou les mauvais coté d'internet.
et autres malades mentaux ... qui pensent pouvoir faire ou proclament faire de l'aïkido traditionnel en adhérent à une fédération sportive habilitée J et S.
Ils sont à la fois blanc et noir...
Le vieux désir de plaire à tout le monde...
D'avoir les avantages sans les inconvénients la négation omote / ura ... Délires qui signe l'incompétence totale mais qui ravi le consensus mou des gens qui n'ont aucune opinion aucun avis et qui sont d'accord avec tout le monde.
Voir ici, un sportif lucide fait un bon état des lieux, même si on ne partage pas les mêmes points de vue, que nos approches sont diamétralements opposés, on fait souvent les mêmes constats: En savoir plus »

Pour avoir un avis il faut connaitre...

LE FONCTIONNEMENT TRADITIONNEL.

« Un maitre, un dojo et rien d'autre »

Objectif :
pratiquer un art librement, en explorer toutes ses facettes et tendre vers la perfection sans jamais l'obtenir sous la direction du Maître que l’on a choisi.
Ce système a donné et donne encore les plus grands Maîtres d’arts martiaux. Evaluation de ses progrès :
Comme la "voie" ("do" en japonais) est infinie définir sa position sur ce chemin n'a aucun sens. La qualité ne se mesure pas elle s'apprécie ou pas, on aime ou pas...
L'objectif étant la réalisation de lui même : quelle échelle ou jauge peut mesurer cela ? Aucune (ce serait tout simplement stupide...) Un vrai pratiquant d'aïkido ne vous parle donc pas de ses grades ou titres car il serait lui même ridicule.

"La voie de l'Aiki est sans limite. Je ne suis moi-même et toujours qu'un pratiquant" (citation du fondateur, qui avait alors 80 ans).
  • Il est représenté par la partie gauche du schéma ci-dessus. schéma ici »»»
  • Il est à l’image de ce qu’avait créé le fondateur, à l’image de tous les arts martiaux dits « traditionnels ». La logique du fonctionnement est appliquée sur le principe « un maître, un dojo ».
    On y retrouve le sens même du terme dojo : « jo » (le lieu, littéralement) où l’on apprend le « do » (la voie, littéralement).

  • Pour simplifier et mieux comprendre, la traduction de « dojo » pourrait être « la maison du maître ». C’est sous cette forme que sont transmis depuis des générations en orient les arts martiaux. On va y retrouver la définition de l’élève : « montei monka monjin », c'est-à-dire l’élève qui est devant la porte du maître et qui demande à rentrer chez lui.
  • Le « pratiquant » vient donc étudier un art avec un maître de la discipline. C’est lui qui va choisir son maître, et c’est ce maître qui va décider ou non de le former. Au japon, vous trouverez autant de dojos que de maîtres.
  • .

  • Au départ, les associations qui ont développé cet aïkido traditionnel, ont (ou avaient) intégré le mot "culturel" dans leur libellé libellé afin qu'on ne puisse pas confondre l'aïkido avec un sport, conformément à la volonté du fondateur de l'aïkido (Association Culturelle Française d'Aïkido, ACEA, ACBA, ACEA etc…).
  • C’est donc en toute logique qu’on trouvera dans cette branche EPA-ISTA, école d’aïkido traditionnel par excellence.

"Me Ueshiba n’expliquait pas tout ce qu’il faisait ; il donnait une direction et c’était à chacun de faire la démarche nécessaire pour trouver sa voie."
(Me Tamura)


"Dans les dojos d’autrefois quand vous franchissiez la porte (Nyumon) vous scelliez votre engagement de votre sang, vous juriez de ne jamais trahir ni le maître ni la voie."
(Me Tamura)


Fig 2

LE FONCTIONNEMENT FEDERAL SPORTIF.

« Aucun maitre et la même fédération pour tous »

Objectif :
pratiquer un sport normalisé réduit à sa plus simple expression, au plus haut niveau, et devenir un champion sous la direction des meilleurs entraineurs.
Il n’existe pas de Maîtres, juste des techniciens (entraineurs, coachs, etc).
Ce système n’a jamais produit le moindre Maître, mais a toujours détruit les disciplines concernées.
Tous les arts martiaux ont ce problème :


Un sportif est toujours préoccupé par le fait de comparer ses performances aux meilleurs, aux champions... Bien qu'on vous dise que les époques ne sont pas comparables ? Pas le même dopage sans doute ?
Juste après vous avoir dit son nom il vous dira son grade ou ses titres car tout ce qui valorise son égo est bon à prendre... Les coupes et les médailles ont été inventées pour qu'on les montre. "Les couleurs des boules de billard" (origine des grades de couleurs inventés par le judo) sont donc l'objectif de tout pratiquant...


Pour être crédible ce fonctionnement essaie toujours d'être cautionné par des maitres prêts à vendre leur expertise au plus offrant. N'est ce pas là une éthique douteuse ?
  • Il est représenté par la partie de droite sur le schéma.
  • Ce type d’enseignement est « calqué » sur le modèle fédéral sportif (modèle que l’on va retrouver dans tous les pays occidentaux), qui va adapter à la discipline les mêmes principes de fonctionnement qu’un club sportif de foot ou de basket par exemple.
  • Le ministère des sports y impose un fonctionnement « sportif », sans se préoccuper de la discipline en elle-même. Pour en savoir plus »
  • Il nomme ses représentants lors des compétitions pour représenter la France. Il va ainsi  distribuer « agréments et habilitations ». La dernière habilitation aïkido a été donnée à l'UFA et est « morte » en 2012.
  • Ce qui n'empêche pas les clubs FFAB, 2F3A ... d'y faire référence : cela représente au yeux de ces "pratiquants d'aïkido" un critère de compétence... Un agrément, une habilitation J & S est donnée pour 4 ans (cela peut changer si l'on obéit pas... Principe de l'alternance démocratique) jusqu'en 2016, ils n'ont donc plus le label "poulet du Gers...".
  • Pour eux la question peut se poser :
    Ne sont-ils pas au courant ?
    Sont-ce des menteurs, des escrocs ?...

    La France fut représentée aux jeux olympiques de Pékin par le directeur technique de la 2F3A, il faut le savoir...
  • Un exemple parmi une foultitude... Pour être crédible ces fédérations mettent en avant leur relation avec l'héritier des Ueshiba.
  • Car ces fédérations censées fédérer des clubs et donc être à leur tête vont néanmoins aller chercher la reconnaissance d'un club pour se valoriser et se cautionner... Cela a-t-il du sens ? C'est une contradiction à mourir de rire...
  • Pour ces fédérations, aller chercher la reconnaissance du Hombu Dojo n'est pas vain : cela a pour but de donner au public l'illusion de la qualité par un lien "traditionnel" vers la "source". Ceci suffira à convaincre un néophyte honnête et naïf mais ne dupera pas ceux qui par exemple savent que l'héritier des Ueshiba est membre du comité mondial antidopage...
  • Alors ce club, le Hombu Dojo, est il vraiment traditionnel, et ce même s'il est japonais et même si le maitre est l'héritier des Ueshiba en personne ? Car d'autre part dans ce dojo le Doshu Ueshiba est seul professeur pourtant de nombreux maitres - ayant pourtant bien connu l'enseignement de son grand père - y donnent cours, par exemple Me Tada. Preuve que le système traditionnel du fondateur "un maitre un dojo" est inappliqué même dans le Hombu Dojo...
  • Pourquoi de multiples professeurs d'aïkido dans les clubs d'aïkido fédéraux ? C'est la démonstration évidente qu'encore une fois ils pratiquent constamment l'exact inverse de ce qu'ils prétendent faire, résultat à la fois conscient et inconscient de la perversion / pollution sportive due à son fonctionnement qui est inverse à celui du fondateur et de tous les systêmes martiaux traditionnels.
  • Pourquoi de multiples professeurs d'aïkido dans les clubs d'aïkido fédéraux ? C'est la démonstration évidente qu'encore une fois ils pratiquent constamment l'exact inverse de ce qu'ils prétendent faire, résultat à la fois conscient et inconscient de la perversion / pollution sportive due à son fonctionnement qui est inverse à celui du fondateur et de tous les systêmes martiaux traditionnels.
  • Pourquoi mentir et tromper les gens ? Un art de vivre fédéral ? On comprend pourquoi les autres arts martiaux soumis aux mêmes contraintes affichent sans cesse des valeurs telles que "honnêteté , moralité" dans les salles : par obligation de rassurer le pauvre type qui constate constamment l'inverse - c'est à dire des valeurs ou l'ego prime plus que l'humilité, résultante naturelle d'un système sportif basé sur la compétition et la comparaison des performances entre les individus - et pour lui faire croire que ce systeme fédéral est là pour son bien... Autre méthode on dira que c'est la fatalité (stratégie courante) : on vous dit qu'on ne peut pas faire autrement, que le fonctionnement sportif est le seul envisageable et qu'aucun autre n'est possible. Ce qui est faux mais qui permet d'abord de noyer le poisson face a un interlocuteur non averti ou trop peu curieux pour se renseigner sur ses libertés et ensuite d'encourager les comportements hostiles et agressifs envers les pratiquants qui adoptent un fonctionnement traditionnel autonome hors du champ de ces grosses fédérations. Ce afin d'étouffer tout désir potentiel de liberté dans la masse de pratiquants qui pour la grande majorité sont découragés par la peur d'aller contre ce puissant consensus qui maintien les individus sous controle. On comprend que les fédérations souhaitent le maintenir à tout prix !

EN CONCLUSION.

Un pratiquant oriental ou traditionnel,
comme au japon par exemple (où le fonctionnement fédéral sportif de l’aïkido n’existe pas), vous demandera de quel maître vous êtes l’élève, et ne vous parlera jamais de son grade ou de ses diplômes :
cela serait la preuve d’un égo mal contrôlé, la modestie faisant partie de la pratique martiale.
Les maîtres seuls vous décernent un diplôme de leur dojo.
Un sportif lui vous demandera :
à quelle fédération vous appartenez, quel grade vous y possédez ? Quel poste vous occupez ?
Ne lui demandez pas qui est son professeur où son maitre ? Car il ne pourra pas vous répondre :

il suit les cours d’un des multiples professeurs de son club et de tous les responsables techniques fédéraux, régionaux, départementaux.

Cela sera la condition sinéquanone s’il veut conserver sa place et son pouvoir fédéral (que de nombreux autres convoitent…).

Ce sont les fédérations qui distribuent les grades... Pas les maitres qui n'existent pas dans le système fédéral !!!

Evidemment ils essaieront de vous faire croire qu'il n'existe qu'une seule vraie norme : la leur...
Dans leur logique les pratiquants devraient donc être tous semblables, "normalisés" comme des pièces calibrées dans une usine... Mais alors pourquoi
leurs élites qui promeuvent un système ou les maitres n'existent pas (remplacés par des techniciens désignés par une administration de non-pratiquants) se vantent-ils de grades donnés par des maitres qui bien sur et par conséquent n'appartiennent pas à leur si parfaite fédération.

Par exemple les grades donnés par Moriteru Ueshiba du Hombu dojo...
Ne devraient-ils pas renoncer à ces grades par soucis de cohérence vis à vis des pratiquants à qui ils imposent un aikido fédéral franco-français ?
Surtout pas ! C'est grâce à cela qu'ils se distinguent de la masse de ces pauvres sportifs normalisés... !! Ces derniers ne se rendant pas compte de ces incohérences par manque de lucidité : trop heureux qu'ils sont de leurs médailles en chocolat...
Comme un enfant de 5 ans pourrait le constater sur le schéma :
« l’habit ne fait pas le moine » :
des gens habillés pareils ne font pas forcément la même chose - le fonctionnement fédéral est à l’inverse du fonctionnement traditionnel.
Pour reprendre un certain slogan publicitaire d’une boisson gazeuse des années 80 on peut dire de l'aïkido sportif :
« Ça ressemble à l’alcool, c’est doré comme l’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool »
Alors faîtes vous votre propre jugement !